Le cimetière et la croix Hosannière
On ne peut plus l’ignorer tant elle impose sa fraiche blancheur. De discrète, elle est devenue altière. Implantée dans le cimetière en bordure de la voie jacquaire (voie des Plantagenets), elle invite à l’arrêt. En levant le regard, son élégance transparaît. En lisant la description de J.Berthele en 1896, c’est moins évident : « c’est une pyramide quadrangulaire dont les arrêtes sont amorties en tores. Elle repose sur un piédestal cubique mouluré ».
Une inscription mentionne qu’elle a été érigée en 1771 à la demande de l’abbé Bert, alors curé de la paroisse. Son implantation Est Ouest au milieu de tombes de notables relève d’un choix. Isolée à l’origine, la croix s’est vue jouxtée par des tombes. La plus récente est celle de l’abbé Berthelot (1872-1946), curé de Bessines pendant 43 ans. Les fidèles rassemblés près de la croix avaient une prière pour chacun d’eux, une façon de perpétuer leurs mémoires. En son sommet nous apercevons le christogramme IHS, trois premières lettres du mot Jésus en grec, ou pour les latinistes « Jésus Sauveur des Hommes. »
Ces rassemblements avaient lieu à l’occasion des processions rituelles, pour les Rameaux et lors des Rogations.
La fête des Rameaux se célèbre encore de nos jours. Les fidèles de l’époque, déposaient l’hosanne (rameaux de buis) en chantant des Hosannas à la gloire de Dieu... d’où l’appellation Croix Hosannière.
Les processions des rogations sont tombées en désuétude. Jadis, les 3 jours précédant l’Ascension voyaient des fidèles défiler derrière le prêtre en chantant au travers de la campagne pour implorer des récoltes abondantes.




